La prochaine étape vers le Transhumanisme – le raisonnement irrationnel du Forum Economique Mondial, qui recommande l’introduction de la puce électronique pour les enfants

Par Christof Plothes DO

Le 16 août 2022, pour tenter de faire accepter et d’implémenter globalement l’utilisation du transhumanisme dans le corps humain, le FEM (Forum Economique Mondial, 2022) a promu les avantages de la puce électronique pour les enfants. Ce qui en 2019 était une théorie du complot, est aujourd’hui en 2022, une pensée dominante. Dans une introduction à son blog, le FEM présente les raisons « rationnelles » qui justifient une telle intervention. Certains programmes de télévision pour les enfants (tels que KIKA en Allemagne) font la promotion des puces électroniques, mais les avantages mis en avant seront-ils suffisamment puissants pour nous convaincre, et la technologie est-elle suffisamment sûre pour être utilisée sur les animaux, les humains, et par-dessus tout, sur nos enfants ?

Puces RFID (Radio Frequency Identification) ou Tags RFID

En 1997, le Bureau américain des brevets et des marques de commerce a issu un brevet pour un « système de suivi et de récupération des personnes ». Le Tag RFID comporte un tag et un lecteur. Lorsqu’il est scanné, l’antenne du tag relève la fréquence du scanner et renvoie une réponse au lecteur. Ce système breveté était censé être utilisé pour se prémunir des kidnapping et pour faciliter l’envoi d’une équipe médicale dans le cas d’une crise cardiaque ou autre urgence médicale. A ce jour, peu de gens sont ouverts à cette technologie. L’objectif du FEM est tout d’abord de standardiser cette technologie. Leur but est de la faire accepter et de la faire reconnaître. Leur blog récent déclare : « Aussi effrayante que peut sembler l’implantation de puces électroniques, elles sont partie intégrale de l’évolution naturelle au même titre que les éléments portables ou appareils d’assistance autrefois mal acceptés. Les prothèses auditives ou les lunettes correctives ne sont plus stigmatisées. Elles sont devenues des accessoires et même considérées comme objet de mode. De même, les implants vont évoluer vers le statut de produit ». 

Résumé de l’utilisation des tags RFID

Les puces électroniques sont utilisées sur les animaux domestiques (chiens et chats) depuis des décennies. Ces mêmes puces, connues sous l’appellation de puces ou tags RFID, pourraient être introduites chez l’humain. A titre d’exemple, une compagnie suédoise (Weareepicenter, 2021) a déjà mis ce tag en place sur ses employés. A l’heure actuelle, tout le monde porte sur soi une pièce d’identification de base telle qu’elle est obligatoire dans la plupart des pays européens, un passeport ou un permis de conduire. En Inde, les citoyens ont une carte Aadhaar qui comporte maintenant un numéro PAN (Permanent Account Number) ou numéro d’identification de taxation. Aux Etats-Unis, tout le monde a un numéro de sécurité sociale. De sorte que de nombreux gouvernements souhaitent que tous les détails concernant un citoyen soient stockés sur une seule carte pour faciliter le processus de travail. Tous les détails relatifs à une personne peuvent être accessibles sur une seule carte en un seul clic. De nombreux Suédois se sont déjà fait implanter une puce électronique RFID pour ouvrir des portes, payer des transactions sans cash, présenter ses données médicales, accéder aux salles de concert et utiliser les transports en commun. De nombreuses personnes dans le monde entier ont des implants électroniques, principalement dans les mains, mais un nombre toujours en augmentation les ont dans leur dents. Des scientifiques belges ont commencé à introduire des puces RFID dans les dents pour montrer jusqu’où l’information détaillée d’une personne peut être stockée et rendue accessible. Pour eux, le tag d’identification est à utiliser par des médecins légistes pour identifier le nom de la personne, sa nationalité, sa date de naissance, son sexe, dans le cas, disons, d’un désastre naturel (theregister, 2008; Nuzzolese, 2010). Aujourd’hui, les tags RFID sont insérés dans les cartes bancaires, dans le conditionnement des aliments et dans la plupart des vêtements que nous portons. 

La puce électronique a déjà été introduite dans les vaccins. L’une des méthodes est une teinture nouvelle, consistant en nanocristaux appelés points quantum, qui peuvent se maintenir sous la peau pendant au moins cinq ans, et qui émettent une lumière proche de l’infra-rouge pouvant être détectée par un smartphone spécialement équipé (McHugh, 2019). Il est intéressant de noter que cette recherche a été financée par la fondation Bill et Melinda Gates. En 2020, ID2020 et ses partenaires ont lancé un programme pour produire des identités digitales dans les vaccins au Bangladesh (Biometricupdate, 2020). L’OMS des Nations Unies font partie de cette initiative ID2020 qui est sponsorisée par l’alliance de vaccination GAVI (Bill Gates). Ce dernier a fréquemment mentionné l’obligation des puces électroniques d’identité pour les humains. Il argumente que son idée n’est en rien une atteinte à la vie privée. En ce qui concerne les vaccins, l’avantage principal est d’améliorer la couverture vaccinale des nations en développement, car 89 pourcent des enfants et adolescents n’ont pas d’identification qui permet de contrôler les taux de vaccination. Partout dans le monde, le bétail est micropucé pour permettre la traçabilité dans l’alimentation, ce qui est considéré comme tout à fait approprié eu égard aux politiques gouvernementales de « sécurité de la nourriture ». Notez : les bactéries génétiquement modifiées par les tags d’identification sont également utilisées pour les légumes (même bio), comme modalité de puçage et pour la même raison de sécurité. Il existe également une initiative d’aspersion de la nourriture avec des spores génétiquement modifiées qui contiennent des séquences spéciales d’ADN pouvant être détectées à travers la chaîne d’approvisionnement globale. Aucunes de ces technologies n’ont été testées de manière adéquate pour ce qui concerne leur biocompatibilité et leurs effets sur la santé.

Arguments en faveur de l’utilisation de la technologie RFID pour les humains

Les partisans des tags RFID considèrent que de tels tags permettront aux gouvernements de localiser des fugitifs, des témoins de crimes, ainsi que des personnes disparues. Dans la province d’Irian Jaya en Indonésie, les autorités ont été jusqu’à discuter de l’utilisation de ces tags RFID pour surveiller les personnes atteintes du SIDA ; les avantages que cela représente pour ces personnes n’est pas seulement de l’ordre d’un contrôle. Le FEM a écrit : “les médicaments ont des effets indésirables parce qu’ils affectent simultanément des processus biologiques multiples. Un individu qui prend des médicaments sur le long terme, pourrait se faire implanter un tag qui, à la place, enverrait des pulsions électriques ou optiques précises. » Les autres arguments qu’ils soulignent sont, par exemple, dans le cas de patients qui souffrent de pertes urinaires, l’implantation d’un petit dispositif de stimulation dans la région pelvienne serait une solution plus élégante et confortable que de porter des serviettes hygiéniques. D’autres implants peuvent influencer les nerfs du système nerveux périphérique ou les canaux d’information qui connectent la colonne vertébrale et le cerveau aux organes et aux membres. « La stimulation électrique du nerf vague, qui est l’autoroute qui part du cerveau, est, selon la rumeur, une thérapie miracle pour les dépressions réfractaires à tout autre traitement, qui sont un problème de plus en plus important. » Pour le FEM : “La technologie a toujours détenu un potentiel de transformation de la société et améliore notre quotidien ainsi que notre vie professionnelle ; de même que le ferait la technologie augmentative. Elle est étroitement associée à l’évolution des soins de santé vers un « mieux-être de santé », où il ne s’agit pas seulement de résoudre des déficiences, mais de faire appel à une technologie de soutien, qui améliore globalement votre qualité de vie. »

La question doit être posée ouvertement pour savoir si ces dispositifs ne risquent pas d’être piratés ou d’être utilisés à des fins de manipulation d’organes avec lesquels ils sont en contact (p.ex. le cerveau, le cœur, etc.).

Les intentions du FEM

Les intentions du FEM sont-elles réellement centrées sur le nouveau potentiel médical supposé transformer nos vies pour le meilleur ? Il y a quelques jours, le conseiller israélien du FEM, Yuval Noah Harari, a publiquement proclamé que l’élite globale « n’a nul besoin de la majorité de la population », et s’est moqué de l’humanité, la traitant d’inintelligente et inutile. A une autre occasion, Harari s’est demandé comment employer « des personnes inutiles » après qu’elles aient été remplacées par une IA (intelligence artificielle), et a suggéré de les maintenir dans un état permanent de sédation en les gavant de drogues et de jeux vidéo. « Avec le temps, les gens se promèneront avec des senseurs biométriques ou même insérés dans leur corps, permettant à Google ou Facebook ou le gouvernement chinois, ou n’importe qui, de surveiller constamment ce qui se passe dans leur corps. » Ce sont les mots de Yuval Harari, conseiller principal du FEM, dans une interview récente. Harari a rejeté l’objection de l’invasion de la vie privée et autres droits humains fondamentaux qui seraient bafoués par son plan de surveillance biométrique 24 heures sur 24. Il a écrit que les gens doivent simplement « faire confiance à la science, aux autorités et aux médias ». Il a déclaré en outre que les « politiciens » qui encouragent leurs partisans à penser par eux-mêmes sont « partisans de l’autorité ». De telles déclarations vont-elles augmenter notre confiance dans les autorités et leurs motivations ? 

Inquiétudes concernant la technologie des tags RFID 

L’inquiétude principale concernant cette technologie n’est pas seulement liée au climat de surveillance de type Orwellien. Même la FDA (agence américaine des denrées alimentaires et des médicaments) a discuté des risques potentiels du tag humain sur la santé dans un document publié en 2004 : « le risque potentiel sur la santé associé à ce dispositif sont de l’ordre de réactions tissulaires indésirables ; la migration du transpondeur intégré ; la sécurité compromise de l’information ; la défaillance du transpondeur intégré ; la défaillance dans l’insertion ; la défaillance du scanner électronique ; l’interférence électromagnétique ; le danger électrique ; l’incompatibilité de l’imagerie par résonnance magnétique ; la blessure par piqûre d’aiguille. » Ce document explique aussi que l’introduction de tags RFID nous confrontera à des questions épineuses, qu’elles soient légales, de sécurité, médicale, éthique ou religieuses. 

RFID et le cancer

Dans au moins six études publiées dans des revues de toxicologie et de pathologie entre 1996 et 2006, des chercheurs ont dénoncé un lien de cause à effet entre l’implantation de transpondeurs de puces électroniques et le cancer chez les souris et rats de laboratoire (Albrecht, 2010). Ce document a reconsidéré des publications parues entre 1996 et 2006 dans des journaux d’oncologie et de toxicologie, qui relevaient des effets résultant de l’implantation de puces électroniques de type fréquence-radio sur des rats et des chiens de laboratoire. Onze articles ont été relevés, dont huit étudiaient les souris et les rats et trois étudiaient les chiens. Dans tous les articles, sauf trois, les chercheurs ont observé des sarcomes malins et autres cancers formés autour ou adjacents aux puces électroniques. Dans presque tous les cas, les chercheurs en ont déduit que les puces introduites étaient à l’origine du cancer. Les auteurs ont conclu que du fait du lien de cause à effet entre les implants de puces et les tumeurs malignes sur les rongeurs et les chiens de laboratoire, ils devaient fortement recommander aux décideurs politiques de revenir sur la décision de rendre obligatoire le tag électronique sur les animaux sous leur juridiction ou contrôle. Ces découvertes leur ont fait donner l’alerte sur l’utilisation des puces électroniques sur les animaux et les humains. Comme l’Associated Press l’a écrit, cette inquiétude est partagée par des chercheurs en cancérologie parmi les plus respectés de la nation (américaine). « Après avoir pris connaissance de ces informations, pour rien au monde je n’accepterai qu’une puce de ce type me soit implantée sous la peau, ni à aucun membre de ma famille, » a dit le Dr. Robert Benezra, chef du programme génétique de biologie cancéreuse du centre Memorial Sloan-Kettering de New York. Il a ajouté : « étant donné les données préliminaires sur les animaux, il m’apparait qu’il y a certainement de quoi être inquiété. » Les chercheurs concernés par ces études sont persuadés que les puces électroniques sur les animaux de compagnie et sur les humains devraient être immédiatement proscrits. Plusieurs autres études ont également confirmé ces découvertes et conclusions (Lewan, 2007Le Calvez, 2006Elcock, 2001Blanchard, 1999Palmer, 1998Tillmann, 1997Johnson, 1996Vascellari, 2006Vascellari , 2004Murasugi , 2003).

RFID et Microbiote

Ce qui se passe dans notre microbiote lorsque nous sommes constamment exposés à la technologie RFID doit être investigué urgemment. Nous savons que des bactéries telles que le staphylocoque aureus, les biofilms, communiquent en utilisant des fréquences de type Wi-Fi et 5G. Des expériences ont montré des radiations notables sur des fréquences de 3-4 GHz des staphylocoques aureus biofilms (Johansson, 2022), de sorte que des fréquences extérieures interfèrent avec nos systèmes de communication inhérents. Comment cette technologie RFID pourrait interférer, reste à être investigué.

RFID et transhumanisme

Pour résumer, Flores décrit le transhumanisme comme un mouvement international, insistant sur le fait qu’intégrer des implants technologiques et insérer de l’ADN améliorera les êtres humains. Tout comme Flores, pourtant, les transhumanistes cachent deux éléments inquiétants : l’usage potentiel d’implants technologiques comme arme contre le citoyen et la méthode utilisée pour développer leurs projets dangereux, suspectée de consister en des expérimentations illicites menées dans le monde entier. Des implants technologiques tels que des nanobots dans le cerveau peuvent provoquer un manque de contrôle mental, et, partant, les porteurs peuvent être contrôlés par d’autres et perdre leur autonomie ; ils peuvent être espionnés en permanence avec l’internet cérébral, avec pour conséquence l’invasion de leur vie privée pour devenir esclaves au service de compagnies transnationales et des pouvoirs économiques. Une analyse objective révèle que le transhumanisme n’est autre qu’un leurre intellectuel qui mène au fascisme digital. Dans une telle société, une élite de millionnaires gouvernerait des citoyens ayant de tels implants, qui deviendraient des personnes digitalement esclaves au service d’une oligarchie (Flores, 2018).

Conclusion

Compte tenu que les tags RFID implantés dans des organismes vivants présentent des risques à plusieurs niveaux, et notamment un lien très évident avec les cancers, les arguments et les intentions nobles des promoteurs de cette technologie sont plus que questionnables. Ces deux dernières années, un grand nombre de caméras de surveillance ont été installées dans presque tous les pays de cette planète. La 5G a été imposée sans beaucoup de débat public quant à ses risques. Les applications Covid ont permis une surveillance aisée des citoyens, de même que le scan facial et l’empreinte digitale électronique sont apparus dans la plupart des aéroports du monde. Il serait naïf de ne pas considérer que la motivation principale des tags RFID sur les humains est de l’ordre d’une opération de surveillance. Nos citoyens doivent exiger un débat public immédiat sur les motivations et la sécurité de cette technologie. Si nous ne le faisons pas, nous allons être témoins d’un gouvernement global complètement Orwellien, avec la perte graduelle de notre santé et de nos droits fondamentaux. Compte tenu des données de sécurité actuellement disponibles, un moratoire devrait être instauré et des recherches approfondies devraient être réalisées avant que des tags d’identification ne soient introduits dans d’autres humains.


Christof Plothes DO, BSC. (OST), HONS, MRO, est ostéopathe et auteur. Il travaille dans le domaine de la médecine intégrative, combinant la naturopathie, la médecine environnementale, la dentisterie holistique avec la médecine conventionnelle.

Il a effectué deux années de formation préclinique à la faculté de médecine à Mainz, en Allemagne, et a ensuite étudié l’ostéopathie à l’université de Wales dans le Kent, en Angleterre. Il a travaillé pendant de nombreuses années en Irlande, aux Etats-Unis, et en Espagne. Il travaille en ce moment comme naturopathe en Allemagne. Il est l’auteur et co-auteur de plusieurs livres, auteur d’études, d’articles, de congrès nationaux et internationaux, de même qu’il est un conférencier régulier en ligne. Ses sujets médicaux principaux ont été présentés à la télévision, à la radio et dans des films.

 Il est un membre du comité d’organisation du World Council for Health, coalition internationale d’organisations dédiées à la santé, dont l’objectif est d’intégrer la naturopathie, la médecine environnementale, la dentisterie holistique et la médecine conventionnelle à travers des livres et des conférences. Pour intégrer toutes ces approches dans l’ostéopathie, il a créé l’Ostéopathie Biophysique.

Il est le co-fondateur et  PDG de Millivital GmbH, dont l’objectif est de développer de nouveaux concepts de suppléments alimentaires naturels basés sur la Synergie Alimentaire et la Micro-Fermentation. Il a également étudié le sujet de la nutrition pendant plus de trente ans. Il a mis en place un cours de nutrition en ligne pour familiariser les gens au concept d’une alimentation équilibrée et délicieuse, fondée sur les dernières découvertes scientifiques.

En collaboration avec Ingo Lienemann, il a créé le Vital-Life-Food Summit, avec d’éminents experts internationaux qui proposent des idées durables pour améliorer le sol, la nutrition et l’environnement pour l’humanité et tous les êtres vivants sur notre planète. Son objectif principal est d’amener les humains à coopérer avec leur environnement afin de créer une reprise durable pour le bien de notre humanité et de notre planète.

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