Surprenante épidémie mondiale de variole du singe

Le 19 mai 2022, un premier cas suspect de variole du singe, ou monkeypox, a été recensé en France, en région parisienne. Dans son alerte diffusée à tous les professionnels de santé, la Direction générale de la santé (DGS) évoque un phénomène inhabituel.

Fin mai, l’UE était déjà en pourparlers avec l’entreprise danoise Bavarian Nordic et l’entreprise américaine SIGA Technologies pour des achats conjoints de vaccins contre la variole du singe et de médicaments antiviraux, selon un rapport du quotidien suédois Dagens Nyheter vendredi. « Cela va aller vite. Nous devrions avoir un contrat prêt dans une semaine environ et peut-être quelques livraisons limitées en juin », a déclaré le coordinateur suédois des vaccins, Richard Bergstrom. Le virus provoque normalement de la fièvre et des lésions cutanées.

Monkeypox ou Moneypox ?

Le monkeypox a une létalité habituellement faible chez l’homme, de 2 à 3%, ce qui n’a rien à voir avec celle de la variole humaine qui dépasse 30%, sauf si des gènes pour gain de fonction ont été introduits. Notons que 3%, c’est une létalité quand-même 100 fois plus élevée que celle du Covid.

Dans le communiqué, la DGS explique que la variole du singe atteint surtout les homosexuels masculins.

Le professeur Christian Perronne, infectiologue, ancien vice-président à l’Organisation mondiale de la santé du groupe d’experts européens sur la vaccination (ETAGE) réagit : ”Dans le communiqué DGS, il est dit que ça atteint préférentiellement les homosexuels masculins et que la transmission se fait surtout par voie respiratoire. Il y a quelque chose qui m’échappe, ça semble contradictoire“.
Et poursuit : “Ça semble impossible qu’il y ait émergence spontanée, en quelques jours, de cas isolés au Canada, aux USA et dans plusieurs pays d’Europe. Surtout que les malades n’avaient pas voyagé avant.”

Il continue : “Il y a peu de chance pour une extension rapide et large car les personnes symptomatiques sont couvertes de grosses vésicules, y compris sur le visage et se repèrent donc de loin. Ces malades ont de la fièvre et une grande fatigue. Ils ne sont pas en état de courir partout dans les transports ou au travail. Il est donc facile de les isoler. Le monkeypox est peu transmissible d’homme à homme. Il faut un contact étroit et prolongé.

Il est important de mentionner que Bill Gates avait annoncé qu’il y allait avoir une épidémie d’un virus dérivé de la variole et a investi dans un vaccin contre la variole en 2019 et, comme par hasard, on se retrouve avec des cas de variole en Europe, au Canada et aux USA en 2022. Quelle coïncidence ! »

Rappelons que le 6 décembre 2021, le Comité des médicaments de l’Agence Européenne des Médicaments (EMA) a publié son avis sommaire à l’appui de l’approbation de la demande de SIGA d’Autorisation de mise sur le marché du técovirimat (TPOXX®) pour son utilisation dans le cadre du traitement de la variole humaine, de la variole du singe, de la variole bovine et des complications de la vaccination anti-variolique par la vaccine.
L’Institut Pasteur de Bangui et l’Université d’Oxford débuteront l’utilisation chez l’homme du técovirimat dans le cadre d’une étude compassionnelle d’efficacité pour traiter des patients atteints de variole du singe en impasse thérapeutique à M’baïki.

En République Centrafricaine où les épidémies localisées de variole du singe sont récurrentes dans certaines régions du pays, la létalité a varié de 1 à 10%. On connait son expression clinique, proche de la variole, mais habituellement nettement moins sévère. Aucun traitement curatif potentiel n’a été suffisamment étudié. Il n’existe actuellement aucun traitement spécifique recommandé pour la variole du singe.
SIGA Technologies collabore avec l’Université d’Oxford en Grande Bretagne pour fournir TPOXX® (técovirimat) dans le cadre d’un protocole d’accès élargi pour traiter les personnes atteintes de la variole du singe en République centrafricaine. Comme mentionné ci-dessus, de façon prophétique, SIGA avait déjà annoncé le 16 novembre 2021 l’avis de l’EMA sur son nouveau médicament.


Interview du professeur Christian Perronne – La variole du singe et la véritable nature des organismes de santé publique, The Last American Vagabond

Le professeur Christian Perronne, avec Taylor Hudak, journaliste (The Last American Vagabond), discutent de la réalité cachée des organisations de santé publique et des épidémies simultanées très suspectes de variole du singe qui auraient eu lieu dans plus d’une douzaine de pays en un temps très court. Il semble que la plupart de ces organisations, dont l’objectif ostensible est d’assurer la sécurité de la population, prennent, dans de nombreux cas évidents, des mesures qui sapent directement cette tâche, quand elles ne la contredisent pas complètement.

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