Entre Fake news & Traductions : Comment faire la différence entre vraies et fausses informations ?

par Senta Depuydt

Au cours des deux dernières années, de nombreux amis et sympathisants m’ont envoyée des messages dans différentes langues pour me demander de confirmer si une info était vraie ou fausse. En général, le titre sonne comme un scoop, une phrase tape à l’oeil, la promesse d’une nouvelle qui changerait immédiatement la situation. Je suis certaine que vous avez tous pu lire ou entendu parler d’au moins un de ces articles :

1. Victoire ! Kennedy a remporté une énorme bataille devant la Cour suprême des États-Unis pour l’annulation de la vaccination universelle ».

2. Robert Kennedy, Dolores Cahill et Reiner Fuellmich attaquent Bill Gates, le Pape et la Reine Elizabeth II pour crimes contre l’humanité devant la Cour suprême du Canada.

3. « Le prix Nobel Luc Montagnier affirme que tous les vaccinés mourront dans les deux ans »

4. « 99% du vaccin Pfizer est de l’oxyde de graphène et c’est toxique »

5. Dernières nouvelles ! « Le procès Nuremberg 2.0 contre les dirigeants du monde débutera le 3 juillet avec Reiner Fuellmich et plus de 10 000 experts de la santé et 1000 avocats venant du monde entier ».

Il peut être tentant de partager ces « nouvelles » sensationnelles immédiatement car elles font appel à nos émotions et sont plus susceptibles de déclencher des réactions à chaud. Mais il faut faire l’effort de vérifier la qualité du message, au risque que cela se  » retourne contre vous  » et salisse votre crédibilité au sein de votre réseau. Il existe quelques conseils qui devraient être un réflexe immédiat pour une première vérification rapide de la « qualité », mais parfois la recherche personnelle a ses limites, surtout lorsque la connaissance d’un domaine, d’une terminologie ou d’une langue spécifique est requise. En ce qui concerne les 5 « scoops » mentionnés ci-dessus, les faits et affirmations concernant Robert F. Kennedy Jr. doivent être vérifiés en anglais, les sessions de Reiner Fuellmich sont souvent en allemand, la plupart des déclarations de Luc Montagnier sont en français et l’article original sur le graphène de la Quinta Columna est en espagnol. Sans parler de tout ce que l’on aimerait et devrait lire en chinois…

Les langues jouent un rôle important dans la lutte contre les « fausses et vraies » nouvelles et sont d’une importance capitale dans le combat mondial pour la liberté et la protection de nos vies. Un examen plus approfondi des exemples ci-dessus révèle également que les enjeux sont plus importants que ce que la plupart des gens imaginent.

Avant d’approfondir la question de la traduction, voici 3 conseils pour une « pré-vérification » :

1. Quelle est la date ?
Une « nouvelle de dernière minute » peut dater de deux ans. Beaucoup de choses ont pu se passer depuis, mais il peut toujours être utile de partager l’information si un sujet suscite un nouvel intérêt.  Avant de poursuivre l’envoi, ajoutez un commentaire sur la date et la raison pour laquelle l’information est toujours pertinente.

2. Y a-t-il un lien dans le message, l’article ou la vidéo qui renvoie à la source originale ?
Les liens doivent être vérifiés ! S’il est question d’une personne célèbre comme Kennedy ou Reiner Fuellmich par exemple, vérifiez leurs propres médias (The Defender pour Kennedy, Oval media pour Fuellmich). En toute logique, chaque action en justice entreprise par Robert F. Kennedy, Jr. et les avocats travaillant à ou en collaboration avec Children’s Health Defense est publiée sur le site web et dans The Defender.
Il en va de même pour d’autres avocats ou scientifiques. Le mieux est de chercher s’ils ont un site web ou un blog.
Un article traitant de la science devrait avoir un lien vers une revue scientifique.  Cela ne signifie pas qu’il s’agit d’une bonne science, mais c’est un premier pas dans l’enquête. L’article cite-t-il les autres travaux scientifiques, provient-il d’une véritable université ou d’un institut scientifique ?  Ce sont des indications importantes.

3. Quelle est la crédibilité des auteurs du message et des personnes qui y sont mentionnées ?
Regardez toujours l’auteur du message et les personnes qui y apparaissent pour voir si les deux sont crédibles. Les personnes dont les opinions et les travaux sont partagés ont-elles une expérience ou une connaissance spécifique de la question abordée ? Ont-ils des conflits ou des intérêts ?
L’auteur fournit-il des liens solides pour étayer le contenu afin que les lecteurs ou téléspectateurs puissent accéder eux-mêmes aux documents ? Étonnamment, les médias grand public négligent souvent de le faire et ne citent que les agences de presse comme source unique d’information.
De nombreux enquêteurs et analystes ont quitté les « grands médias » pour créer ou rejoindre des chaînes d’information en ligne indépendantes. Cela vaut la peine de les consulter régulièrement pour voir s’ils confirment ou discutent les informations que vous devez vérifier… L’abonnement à quelques bons flux d’informations ou bulletins d’information devrait vous faciliter la tâche.

Le défi des langues

Pour trouver ce qui est dit dans une autre langue, les outils de traduction automatique tels que DeepL ou Google Translate sont souvent suffisants pour avoir une première idée générale d’un contenu, surtout lorsque la traduction va d’une langue étrangère vers l’anglais. Mais parfois, le résultat est tout simplement faux ou dénué de sens. C’est notamment le cas lorsqu’un vocabulaire propre à des domaines spécifiques est présent. Par exemple, le mot « discovery » utilisé dans un procès américain signifie que le défendeur aura l’obligation de divulguer tous les documents demandés. Malheureusement, la plupart des procédures judiciaires européennes n’ont pas d’équivalent pour ce terme. Une traduction basique du mot « discovery » en français ou en italien, par exemple, ferait simplement référence à une sorte de « nouvelle découverte », comme dans le cas d’une innovation scientifique, mais elle ne rendrait pas compte du sens réel du texte. C’est pourquoi il est important de faire appel à des personnes qualifiées pour réviser les traductions. Il ne s’agit pas seulement de mots et de grammaire, mais aussi de sens et de contexte.

À cette difficulté s’ajoute la nécessité de travailler à une vitesse de plus en plus élevée. La pandémie a entraîné une telle accélération dans notre société que, parfois, au moment où la traduction est terminée, il y a déjà de nouveaux développements. De même, de nombreuses personnes enregistrent désormais des vidéos au lieu d’écrire des articles et le public a tellement besoin d’avoir l’information le plus rapidement possible qu’il y a des « batailles » entre traducteurs concurrents pour être le premier à sortir une traduction.

Ainsi, les premiers à terminer le travail obtiennent le plus de vues sur leur chaîne. Le résultat peut être merveilleux, mais il peut aussi être terrible. Il peut y avoir non seulement une mauvaise traduction, mais aussi des coupures, des ajouts et des interprétations erronées. Lorsque le doublage est utilisé à la place des sous-titres, il devient difficile de comparer la traduction avec le message original, surtout si les sources et les références primaires sont écartées.

Malheureusement, de nombreux traducteurs agissent ainsi pour s’assurer que le téléspectateur reste sur leur chaîne où d’autres vidéos sont présentées et où ils partagent leurs intérêts personnels, leurs croyances ou leurs tendances politiques, quelles qu’elles soient.  Ils passent donc du statut de traducteur à celui de fournisseur d’informations et d’influenceur. En soi, ce n’est pas une mauvaise chose, mais il y a toujours un risque de dépendre fortement du profil et des opinions du traducteur.

Nouvelles fabriquées, vérification approfondie des faits et contenus discutables

Comment transformer des vérités embarrassantes en « fake news » ? Tout simplement en modifiant légèrement l’information d’origine du message, puis en amplifiant sa diffusion pour couvrir la véritable information jusqu’à ce qu’elle soit mûre pour un « démystification » des changements introduits au départ. Les titres trompeurs, les éléments mélangés et les affirmations exagérées sont le moyen le plus facile de transformer des « faits réels » en « faussetés ».

Voici 5 exemples récents de la façon dont cela s’est produit :

1. Victoire ! Kennedy a remporté une énorme bataille devant la Cour suprême des États-Unis qui a annulé la vaccination universelle ».

En lisant comment l’AFP Agence France Presse, l’une des principales agences de presse d’Europe et d’Afrique, déboulonne cette affirmation, on constate que les vérificateurs de faits sont bien conscients qu’il s’agit d’un méli-mélo d’informations faisant référence au procès contre HHS remporté en 2018 par Robert F. Kennedy, Jr. représentant le Réseau d’action pour le consentement éclairé (ICAN). Cependant, au lieu de reproduire le communiqué de presse original, l’AFP a légèrement modifié les termes des affirmations initiales, puis a envoyé le lecteur vers un « débunking » précédent.  Il est intéressant d’y regarder de plus près pour comprendre ce qui se cache derrière ce type de « vérification des faits ».

Le fait réel embarrassant : oui, RFK et ICAN ont gagné un procès important contre le HHS, prouvant que le département n’a pas respecté ses obligations légales d’informer le Congrès sur les progrès de la sécurité des vaccins. C’est un échec du gouvernement américain et de son agence.

Le communiqué de presse officiel de l’ICAN, publié sur PRNewsWire, indique : « Le ministère américain de la santé et des services sociaux (HHS) a admis que, en violation directe de la loi fédérale, il n’a pas fourni un seul rapport sur la sécurité des vaccins au Congrès pendant trente ans, selon Informed Consent Action Network (ICAN) ».
Et plus loin…
« Le Congrès a donc chargé le Secrétaire du HHS de la responsabilité explicite d’assurer la sécurité des vaccins. Des rapports semestriels sur les progrès du HHS dans l’amélioration de la sécurité des vaccins devaient être soumis au Congrès. Pourtant, comme l’ICAN l’a maintenant prouvé, ces rapports n’ont jamais été créés ».

Tandis que la vérification des faits de l’AFP dit : « L’une des plus grandes organisations anti-vaccins des États-Unis, le Réseau d’action pour le consentement éclairé (ICAN), a intenté une action en justice pour la liberté d’information contre le Département américain de la santé et des services sociaux (HHS) en 2018, demandant aux responsables de publier des rapports détaillés sur les effets secondaires des vaccins.

Le ministère a déclaré qu’il ne pouvait pas trouver ces rapports, que l’ICAN a cités comme preuve que le gouvernement fédéral n’avait pas réussi à étudier pleinement les effets des vaccins au cours des 30 dernières années. »

Une information cruciale a été omise ici : selon la loi fédérale, le HHS a l’obligation de soumettre au Congrès des rapports sur l’amélioration de la sécurité des vaccins tous les deux ans.  Aucun rapport de ce type n’a été soumis au Congrès en 30 ans. De toute évidence, ces rapports n’ont pas été « perdus » mais jamais rédigés.

Un endoctrinement caché ?

Pourquoi ce « vieux faux » refait-il surface en 2021 ? Le fact check de l’AFP d’avril 2021 ne tente pas seulement de neutraliser les conclusions du procès ICAN, mais profite de l’occasion pour introduire des sujets hautement controversés comme des certitudes. En réalité, l’article est une tentative évidente de raccourcir toute critique contre la vaccination obligatoire du Covid 19.
Il commence par mentionner la décision initiale « Jacobson vs Massachussets » qui autorisait l’obligation du vaccin antivariolique pour ancrer l’idée que la vaccination obligatoire ne viole pas les droits constitutionnels, alors que l’on sait que Robert F. Kennedy Jr. et son équipe ont critiqué et débattu de cette question à plusieurs reprises.
En outre, l’article poursuit avec plusieurs paragraphes pour lever les doutes sur la sécurité des vaccins à ARNm.  Il est clair que le processus de démystification sert davantage l’agenda de l’acceptation du vaccin Covid 19 que la seule « vérification des faits » d’un vieux « faux ».

2. « Robert Kennedy, Dolores Cahill et Reiner Fuellmich attaquent Bill Gates, le Pape et la Reine Elizabeth II pour crimes contre l’humanité devant la Cour suprême du Canada ».

Vérité embarrassante : Une action collective a été déposée devant la Cour supérieure de justice de l’Ontario non pas par Kennedy, Cahill et Fuellmich mais par l’avocat canadien Michael Swinwood.  Les accusations visent des fonctionnaires du gouvernement et les parties mentionnées (Bill Gates, la reine Elisabeth II et le pape) au nom d’un groupe appelé les aînés spirituels qui prétendent être des représentants de la population canadienne. L’avocat Michael Swinwood a obtenu des informations et le soutien ouvert de son collègue allemand Reiner Fuellmich et ils sont apparus ensemble dans plusieurs vidéos.

Le fact check de Poynter ne cite pas la source et n’écrit qu’une phrase :

Explication : Les tribunaux canadiens le démentent et la prétendue poursuite judiciaire jointe a été rejetée par un tribunal inférieur. Les auteurs ne correspondent pas non plus à ceux qui sont attribués dans le message.

Poynter a raison de corriger l’information, mais c’est un commentaire court pour une accusation aussi énorme qui couvre des dizaines de pages. Leur site web fournit un lien vers un article complet de « démystification » en espagnol (quelle logique d’une vérification en anglais d’un cas canadien). Bien sûr, la plupart des lecteurs ne prendront pas la peine d’aller plus loin et seront découragés de lire la liste des accusations portées contre ces « personnes intouchables ».

3. « Le prix Nobel Luc Montagnier affirme que tous les vaccinés mourront dans les deux ans »

Vérité embarrassante : le professeur Montagnier a fait différentes déclarations critiques depuis le début de la pandémie. Contre tous les autres avis, il a affirmé que le virus provenait d’un laboratoire. Il souligne les dangers des vaccins et la nécessité de respecter le principe de précaution et attribue l’émergence de nouveaux « variants » à la campagne de vaccination Covid 19.

L’affirmation extrême selon laquelle « tous les vaccinés mourront dans les deux ans » a circulé en anglais et dans d’autres langues dans des vidéos présentant des images d’interviews données par Luc Montagnier et utilisant une fausse traduction. Les vérificateurs de faits pointent du doigt les fausses nouvelles publiées par la fondation Rair en Amérique, puis diffusées sur les réseaux canadiens et indiens. Rair a une autre version et affirme que la déclaration fabriquée est une réponse à un article qu’ils ont écrit sur la base d’une interview dans France Soir dans laquelle le prix Nobel parle des variantes. Ils ont republié la transcription complète de la traduction de la vidéo du professeur Montagnier.

Entre-temps, le canular a été traduit en français et a commencé à se répandre sur les médias sociaux. Cependant, de nombreuses personnes semblaient sceptiques et remettaient en question l’authenticité de la vidéo. Finalement, le journal français France Soir a réalisé une interview spéciale avec le prof. Montagnier pour éviter la propagation de ces déclarations surréalistes.

4. « Le vaccin Covid de Pfizer est composé à 99% d’oxyde de graphène, qui est toxique pour le corps humain et provoque un certain nombre de problèmes ».

Ces propos proviennent d’une vidéo du Dr Jane Ruby intervenant dans le ‘Stew Peters show’ pour mettre en garde le public contre les dangers des vaccins Covid. Le Dr Ruby dit avoir lu « la traduction anglaise de la recherche espagnole » montrant que le vaccin Pfizer à ARNm est dangereux parce qu’il utilise de l’oxyde de graphène.

L' »étude espagnole » est une analyse d’une fiole de vaccin effectuée par le Dr Pablo Campra à la demande de M. Ricardo Delgado de « La Quinta Columna », qui a ensuite partagé ces informations dans plusieurs interviews vidéo.

Ces affirmations ainsi que la crédibilité de Ruby et Delgado en tant qu’experts ont été abordées dans un article de PoliticoFacts (Poynter).

La journaliste Whitney Webb, qui a une formation en biologie et une parfaite compréhension de l’enregistrement en espagnol, a également vérifié ces affirmations lors d’une session de 2 heures discutant de la validité scientifique des documents ainsi que des réelles compétences de l’auteur dans le domaine.

Mais si elle reconnaît également que les documents de Delgado ne semblent pas solides, elle tire la sonnette d’alarme sur les risques posés par la présence éventuelle d’oxyde de graphène dans les vaccins et fournit d’autres ressources utiles pour effectuer des recherches sur le sujet. Comme la Columna Delgado/Quinta est diffusée partout, il y a un risque que d’autres analyses plus fiables sur la question soient également écartées.

5. Dernières nouvelles ! « Nuremberg 2.0 » contre les dirigeants mondiaux commence le 3 juillet avec Reiner Fuellmich et plus de 10 000 experts de la santé et 1000 avocats dans le monde.

Des faits embarrassants : L’avocat allemand Reiner Fuellmich a été très actif dans la dénonciation de l’absence de base juridique et scientifique de la « réponse à la pandémie », en particulier le nombre présumé de « cas » dérivés d’une mauvaise utilisation du test PCR.  Depuis le début de la pandémie, il a organisé des « sessions d’audition » hebdomadaires au sein d’un « comité d’enquête Corona » en ligne, auquel participent des scientifiques, des médecins, des avocats et des dénonciateurs du monde entier, afin de documenter les preuves de fraude, d’abus et de préjudice infligés pendant la « crise Corona ». Fuellmich évoque régulièrement l’intention de son groupe et d’une centaine d’avocats internationaux de poursuivre à long terme les organisations et les personnes qu’ils jugent responsables de crimes contre l’humanité.  Mais dire qu’un « procès de Nuremberg 2.0 contre les dirigeants mondiaux va bientôt commencer » est en fait prématuré.

L’annonce du 3 juillet est apparue sur les médias sociaux français au début du mois de juin et a été largement partagée.  Elle a été immédiatement suivie d’une série d’articles de démystification dans les médias grand public.

En Belgique, « Le Soir » a publié un long article dans le cadre de son projet de démystification « Faky ». Il affirme qu' »aucun élément ne permet de confirmer ces annonces » et assure qu’un « Nuremberg 2 ne peut tout simplement pas avoir lieu ».  Le fait que le journaliste ait interrogé plusieurs professeurs de droit sur la possibilité d’une telle action, soit devant un tribunal pénal international tel que celui de La Haye, soit dans le cadre de la création d’un tribunal international spécifique, est révélateur des attentes d’une partie du public et probablement aussi des inquiétudes que cela suscite chez les responsables de la santé et du gouvernement.

L’article fournit des indications utiles, mais le futur cas de Fuellmich est trop facilement écarté avec l’argument selon lequel « il n’y aurait pas de preuves solides pour un tel cas ».  Il aurait certainement été pertinent d’établir un lien avec les « séances corona » de Fuellmich et de citer plusieurs décisions judiciaires importantes fondées sur les documents fournis par les experts de son groupe. Les tribunaux du Portugal, de Bosnie et de la ville de Weimar, en Allemagne, ont tous conclu que les mesures n’étaient pas justifiées, mais disproportionnées et qu’elles violaient les droits constitutionnels. Ajouter que les juges et les experts de l’affaire Weimar ont été « punis » par des perquisitions, des saisies de documents et de matériel après avoir rendu leur jugement aurait donné l’impartialité nécessaire à un véritable journalisme indépendant.

Le journal français France Soir, très critique à l’égard de la réponse à la pandémie, a interviewé Fuellmich pour rétablir les faits et couper court au cycle « propagation de rumeurs et démystification ».

Il convient de noter que l’interview a été réalisée en anglais avec des sous-titres en français.

À partir de ces exemples, il est évident que la vérification des faits n’est pas neutre. Elle aborde toujours des sujets très controversés, mais d’une manière qui évite un véritable débat.  Cela fait partie de ce que les propagandistes appellent l' »astroturfing« , une façon de « simuler » des communications populaires, spontanées et de base.

Des nouvelles vérifiées dans toutes les langues sont essentielles pour résister à la propagande mondiale

Dans la bataille actuelle de l’information, les langues s’avèrent être un défi majeur. Pouvoir partager rapidement des informations et des contenus fiables est une nécessité pour rassembler les forces et travailler ensemble au niveau international.  Contrairement à l’Amérique du Nord ou à l’Amérique latine, il n’existe pas de langue commune en Europe. Cela n’est pas dû à un manque d’éducation ou d’intérêt mutuel, mais à notre héritage culturel et historique.

Avant de lancer CHD Europe, j’étais membre de deux autres organisations européennes à but non lucratif. Je me souviens avoir demandé, lors d’une réunion, quelles langues nous parlions chacun. Chacune des 25 personnes parlait couramment au moins trois langues et certaines en parlaient jusqu’à 6. Le groupe pouvait comprendre près de 40 idiomes différents, mais le mélange de langues que nous maîtrisions chacun était différent. Typiquement, les Français parlaient l’italien et l’espagnol, les Polonais le russe et l’allemand, les Danois maîtrisaient le suédois et l’anglais, les Néerlandais l’anglais et l’allemand et ainsi de suite. C’est pourquoi il est si compliqué de faire quoi que ce soit au niveau « européen ».

À une époque où les faits seuls sont contestés en permanence, des informations vérifiées et une traduction précise sont essentielles pour mettre les gens d’accord et permettre une véritable collaboration.  Pour la première fois dans l’histoire, les Européens ne se battent pas les uns contre les autres mais ont besoin de se rassembler pour faire face à un ennemi commun. Tout dépend de la manière dont nous parviendrons à nous organiser pour rouvrir le dialogue avec ceux qui, consciemment ou non, collaborent à un « coup » mondial.

Cela fait partie de la mission de Children’s Health Defense.

 

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31 Comments

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